Quel est l’apport d’un certificat d’approfondissement à la démarche clinique infirmière (CADCI) ?

C’est à cette question que répondent deux étudiantes, ayant suivi ce cursus à ISIS (Institut de Soins Infirmiers Supérieurs) en France.

Avant de présenter ce certificat à travers leur vécu, il est important de s’arrêter sur la notion de certification.

 

Qu’est-ce qu’une certification ?

La certification de qualification professionnelle (CQP) atteste comme le diplôme d’une formation qui s’accompagne de la mention niveau et doit être inscrite au Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles (RNCP).

“Par exemple, une certification de niveau 1 du RNCP n’est pas un diplôme Master, ni un grade Master. Pour qu’elle le soit, il faudrait que l’établissement obtienne une habilitation de l’Etat à conférer le grade Master pour cette formation”.

La reconnaissance d’une certification est provisoire et doit être renouvelée.

Il est important de vérifier la valeur d’un diplôme ou d’un certificat en termes d’employabilité.

 

Profil des étudiantes

Elles sont  majoritairement des infirmières libérales qui auto- financent leurs études et effectuent cette formation sur leur temps libre.

 

Le certificat d’approfondissement en clinique infirmière 

Le certificat d’approfondissement en clinique infirmière permet:

  • d’approfondir les connaissances  dans le domaine des sciences infirmières
  • de développer une réflexion professionnelle
  • d’atteindre plus rapidement les objectifs professionnels
  • de tracer une nouvelle voie pour pallier la disparition éminente du statut d’infirmières libérales
  • de répondre à des raisons pratico-pratiques
  • de suivre une formation dans un organisme réputé
  • de compléter une autre formation

Les cours sont dispensés par des infirmières ” masteurisées” ou par des  docteures en sciences cliniques infirmières.

 

La différence entre un master 1 et un certificat

Le master est diplômant, dispensé par l’université, et s’inscrit dans une grille salariale (ce n’est pas encore un acquis).

Le certificat est simplement reconnu, il est dispensé par un organisme privé. Il est plus adapté à la réalité des personnes qui n’ont pas l’habitude du milieu universitaire.

 

Les connaissances acquises

  • Un approfondissement des concepts, des connaissances théoriques, afin de pouvoir mener une expertise selon les données probantes.
  • La maîtrise de la démarche et du raisonnement clinique.
  • Une connaissances des outils non médicamenteux d’aide pluridisciplinaire.
  • L’utilisation des techniques thérapeutiques non médicamenteuses (le toucher-massage, la relaxation-visualisation).
  • L’initiation à la recherche.
  • L’initiation au travail en équipe pluridisciplinaire.
  • L’apprentissage des  décrets et des lois qui régissent la profession.

 

Les points forts

  • Le travail en petit groupe (inférieur à 15) permet de développer:  l’échange, le partage et l’entraide.
  • Un enseignement riche qui apporte beaucoup de connaissances et d’approfondissement.
  • Le travail de certification se présente sous forme d’un mémoire et porte sur deux situations cliniques avec un soin filmé (entretien d’aide thérapeutique, mémoire sur le toucher-message, relaxation-visualisation).
  • Le développement des capacités d’analyse et de recherche.

 

Les points faibles

  • L’apport théorique n’est pas assez développé et n’est pas assez clair pour entraîner une mise en pratique.
  • Le certificat équivaut un Master 1, mais n’est pas un Master 1.

 

Les débouchés

Il est possible  de trouver un poste qualifiant, mais rien n’est établi; tout dépend des connaissances et des réseaux tissés par chaque personne.

Ce type de formation souffre d’un manque d’information auprès des établissements professionnels et d’absence de reconnaissance officielle.

De plus, pour les employeurs, la spécialisation dans un domaine est plus parlante que la certification très généralisante.

 

 

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