La recherche en soins infirmiers en France, quel bilan en 2015 ?

Florence Nightingale (1872) a souligné que les soins infirmiers doivent progresser tous les ans, tous les mois, tous les jours … sinon c’est le recul.

Tant qu’il n’y aura pas un développement et une reconnaissance des masters, la voie de la recherche en soins infirmiers reste illusoire.

 

Les masters en soins infirmiers, quelles nouvelles ?

En 2015 il y a eu quelques soubresauts autour de la reconnaissance des infirmières cliniciennes spécifiquement en oncologie.

Les soins de premier recours sont toujours méprisés et aucune initiative autour du développement de la fonction et du rôle de l’infirmière praticienne.

Les pratiques avancées sont encore à un stade embryonnaire; tout reste à construire.

 

Les instituts de formation en soins infirmiers sont-ils impliqués dans la promotion de  la recherche en soins infirmiers ?

Rechercheensoinsinfirmiers.com a mené une enquête sur l’implication des IFSI dans la promotion de la recherche.

L’enquête a porté sur les 64 IFSI de l’île de France.

Le résultat est épatant, un seul IFSI a développé des initiatives en faveur de la recherche; c’est l’IFSI Théodore Simon.

L’institut de formation Théodore Simon IFITS a ouvert un laboratoire de recherche dirigé par Mme Ledesma Laurence (doctorante).

Trois axes de recherche y sont développés :

  • Le 1er axe porte sur la recherche en formation et/ou en pédagogie
  • Le 2ème axe s’intéresse au développement de projets européens d’éducation et de formation tout au long de la vie.
  • Le 3ème axe porte sur la recherche en soins infirmiers en lien direct avec les hôpitaux partenaires (projet en cours de développement).

Des recherches action sont menées auprès des cadres de santé formateurs.

 

L’absence de la recherche: comment impacte-t-elle sur le terrain ?

L’absence de la recherche entraîne une vision unique du soin, une vision hermétique, carrée.

C’est ainsi que  le courant du prendre soin, déjà marginal en France, est en voie de disparition.

La 1ère hypothèse pouvant expliquer sa disparition: en l’absence du soutien de la recherche pour démontrer scientifiquement l’apport et la richesse du prendre soin; il est difficile de le faire reconnaître et de l’appliquer auprès des infirmières ancrées dans l’empirique et incapables d’aller plus haut.

La 2ème hypothèse: le noyau du prendre soin se trouve chez les sympathisantes du mouvement ni bonnes ni nonnes ni pigeonnes, un mouvement très combattu sur le terrain et dont les sympathisantes expriment leur profond malaise.

La 3ème hypothèse: le taux le plus élevé d’abandon chez les infirmières est parmi celles qui se sentent proches de ce courant.

Le même problème se pose pour tous les autres courants théoriques, très peu connus et inexistants dans la pratique.

Sans la recherche….C’est le recul.

 

 

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