Le master en sciences cliniques infirmières: regard de deux infirmières masteurisées.

Pourquoi avez-vous choisi de poursuivre le master en sciences cliniques infirmières ?                                                                            L’envie d’évoluer dans le métier, le sentiment de tourner en rond et le désir d’améliorer la pratique.

 

Quel axe de spécialisation avez-vous choisi ?
 La co
ordination du parcours complexe de soins.

 

Quelles sont les connaissances acquises ?

  • La coordination, la recherche, la démarche qualité, la méthodologie et la gestion de projets, la création de procédures.
  • Les concepts en soins, la consultation, l’examen clinique, la compréhension des réactions humaines, l’evidence based nursing et le chemin clinique.
  • La gestion hospitalière, la connaissance du système de santé.

 

Qu’est-ce qui vous caractérise en tant qu’IPA (infirmière de pratique avancée) ? 

  • Avoir une réflexion globale basée sur les preuves, être à la recherche constante de la qualité et de l’efficience.
  • Développer une démarche coordonnée pluriprofessionnelle.
  • Être centrée sur le/la patient(e) et ses besoins, avoir une approche holistique, travailler avec du recul et prendre le temps nécessaire pour analyser les situations.
  • Se baser sur des données probantes, créer du lien, savoir orienter les patient(e)s, travailler en équipe multidisciplinaire, savoir monter un projet, avoir des objectifs, évaluer des actions.
  • Être une personne ressource pour les patient(e)s et le staff, impulser le changement…

 

 Quels sont les points forts du master en sciences cliniques infirmières ?                                                                                                   Une ouverture du champ de connaissance, une acquisition d’un positionnement personnel et professionnel, une compréhension des systèmes de santé…une approche différente du patient, mieux ciblée et plus efficace.
 
Quels sont les points faibles de cette formation ?
  • L’axe méthodologique n’est pas assez approfondi. 
  • Les problèmes liés au financement de la formation (en exercice libéral peu de prise en charge).
  • La remise en question permanente, la fatigue, parfois le découragement (beaucoup de connaissances à intégrer).
  • Les stages professionnels non rémunérés.

 

Devez-vous faire face à des obstacles infranchissables ?

  • Absence de reconnaissance légale de ces profils, pas de fiche de poste ni de salaire ad hoc.
  • Opposition des médecins et surtout des autres IDE … par méconnaissance et amalgame avec les délégations de tâches d’où la nécessité de pédagogie et d’information.
  • Rôle encore mal défini, pas de définition consensuelle et officielle en France.
  • Absence de financement des missions infirmières en ambulatoire.

 

Y a-t-il de vrais débouchés professionnels ?

  • Les débouchés professionnels ne sont pas encore réels et formalisés, mais à l’avenir ils le seront certainement.
  • Le système actuel  est à bout de souffle, il faut repenser les modes organisationnels.
  • Les IPA sont une des solutions pour fluidifier le parcours complexe de soins en mettant l’accent sur la prévention et l’éducation.

 

 Rectification de l’article en 2016: L’EHESP a cessé cet enseignement, tout est regroupé sur Aix- Marseille université.

 

 

LIENS UTILES