Il existe actuellement en France deux formations  masteurisantes en sciences cliniques infirmières qui, comme toutes les formations qui les ont précédées et qui ont disparu successivement, souffrent  d’un manque de reconnaissance.

Les étudiant(e)s en master “Sciences cliniques en soins Infirmiers”, du centre hospitalier Sainte-Anne / université Versailles St-Quentin- en-Yvelines, se  battent pour empêcher la disparition de leur master. Ils/elles ont fait circuler une pétition sur le web à ce sujet; c’est pour cette raison que je suis allée à leur rencontre.

J’ai rencontré trois étudiant(e)s en master 1, très motivé(e)s, qui cherchent à promouvoir leur master, à le rendre plus visible au sein de la profession, à ouvrir une voie dans le champ de la clinique.

Ils/elles ont choisi de poursuivre le master après avoir effectué un diplôme universitaire dans le champ clinique afin d’approfondir leurs connaissances et “d’aller plus loin”.

Ce master leur permet  de développer :

  • la  réflexion  clinique
  • la démarche clinique
  • une identité d’infirmier(e) clinicien(ne) claire
  • la voie de la recherche
  • une certaine autonomie, plus de responsabilité
  • une approche scientifique
  • un cadre pour les postes transversaux
  • une ouverture sur des domaines différents et des disciplines différentes

Les obstacles qu’ils/qu’elles rencontrent sont liés à l’absence de perspectives claires, de reconnaissance par l’état et de la méconnaissance du rôle de l’infirmière clinicienne spécialisée au sein de la profession.

Le plus de ce master est  la possibilité pour les élèves d’être encadrés  par des infirmièr(e)s clinicien(ne)s suisses (la majorité des stages seront effectués en Suisse) et la possibilité de se spécialiser en master 2.

Le moins c’est l’absence de docteur(e)s en Sciences Infirmières parmi les enseignant(e)s.

Ce master est encore au stade expérimental, je lui souhaite une longue vie !

 

LIENS UTILES

 

A LIRE