Comment intervenir auprès de la personne Alzheimerienne et/ou atteinte de troubles apparentés dans les situations d’errance, de fugue ou de comportement méfiant ?

 

 Comment intervenir face à l’errance ?

Face aux comportements d’errance, il faut tout d’abord  observer la personne et essayer de se poser les bonnes questions.

  • Est-ce que la personne a une démarche qui traduit le désœuvrement, l’ennui ou l’anxiété ?
  • Est-ce qu’elle déambule sans s’arrêter ou elle prend des pauses et s’intéresse à son environnement ?
  • Son expression faciale traduit-elle la souffrance, le malaise ?
  • Est-elle à la recherche des toilettes ou a-t-elle faim ou soif ?
  • A-t-elle un traitement qui provoque l’akathisie (difficulté à rester en place) ?
  • Cherche-t-elle à s’enfuir ou cherche-t-elle une personne en particulier ou simplement a-t-elle besoin de dépenser son énergie ?

si la cause est cernée, il faut y remédier rapidement

  • Créer un environnement calme (éliminer les bruits tels que la télévision et la radio)
  • La laisser libre de poursuivre sa déambulation
  • Planifier chaque jour des sorties et des exercices
  • Lui procurer des activités susceptibles de l’intéresser
  • Lui parler, la toucher, lui manifester de l’intérêt et de l’affection
  • Marcher avec elle à l’intérieur et profiter de ce moment-là pour discuter
  • Lui procurer des chaussures confortables
  • Aménager l’espace de façon à éliminer tous les dangers

Dans le cadre de l’errance nocturne

  • Eviter les longues siestes de l’après-midi
  • Procurer un environnement apaisant, calme et serein
  • Laisser une veilleuse allumée dans la chambre
  • Etablir un rituel pour le coucher: mêmes heures, mêmes gestes
  • L’apaiser et la sécuriser si elle est anxieuse

 

Comment intervenir face à une situation de fugue ? 

  • Accorder  chaque jour des périodes d’attention à la personne pour qu’elle se sente écouter, lui manifester de la compréhension , de la chaleur, la toucher
  • Lui proposer des activités adaptées
  • La faire sortir quotidiennement, si elle le désire
  • L’accompagner à l’endroit où elle veut aller
  • Effectuer une diversion quand elle s’approche de la porte de sortie ou des fenêtres
  • Aménager les lieux pour les rendre sécuritaires
  • Discuter avec elle pour comprendre ses motivations

 

Comment intervenir face à un comportement méfiant ?

  • Si une personne croit qu’un objet a été volé, il faut éviter de discuter avec elle pour lui prouver qu’elle a tort
  • La rassurer, lui expliquer que nous allons essayer de retrouver l’objet
  • Reconnaître que la situation dans laquelle elle se trouve n’est pas évidente
  • Dresser une liste de ses cachettes de prédilection
  • Eviter tout changement dans la disposition de la chambre
  • Essayer de se procurer un double des objets qu’elle a tendance à cacher
  • La rassurer, lui parler doucement, l’écouter
  • Ne pas garder des objets de valeur dans la chambre

 

SOURCE

  •  Démarche de soins face au vieillissement perturbé: démences et maladie d’Alzheimer ” (1998), Margot Phaneuf

 

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