Cette étude quantitative réalisée par  Côté et Pepler (2002,2005) est un essai aléatoire sur “les mécanismes cognitifs d’adaptation utilisés par des hommes séropositifs pour le VIH” et gravement atteints.

BUT DE L’ETUDE

Côté et Peppler ont constaté que les personnes séropositives pour le VIH vivent plus longtemps qu’autrefois après avoir contracté le sida et connaissent par conséquent des périodes prolongées de stress et de dépression.

Elles ont mis au point et vérifiée la validité d’une intervention infirmière destinée expressément à renforcer les compétences cognitives d’adaptation des personnes qui sont hospitalisées pour une exacerbation de symptômes liées au VIH.

L’effet de cette intervention sur le bien-être psychologique des personnes soignées a été comparé à l’effet d’une intervention infirmière plus courante axée sur l’expression des émotions.

 

MÉTHODOLOGIE

Quatre-vingt-dix hommes adultes et séropositifs pour le VIH ont été recrutés dans deux hôpitaux montréalais de soins tertiaires et ont été répartis en trois groupes, de façon aléatoire:

  1. un groupe faisant l’objet d’interventions axées sur les compétences cognitives d’adaptation (CCA)
  2. un groupe faisant l’objet d’interventions axées sur l’expression des émotions (EE)
  3. un groupe ne bénéficiant pas d’intervention particulière (groupe témoin).

Les deux premiers groupes se sont réunis pendant trois jours consécutifs, à raison de séances quotidiennes de 20 à 30 minutes.

 

PRINCIPAUX RÉSULTATS

Dans les trois groupes d’hommes, les éléments suivants ont été évalués à l’aide d’instruments structurés: humeur, détresse psychologique et niveau d’anxiété, avant et après l’intervention.

  • Les chercheuses ont constaté que dans le groupes CCA et EE, les interventions avaient eu un effet bénéfique sur l’humeur morose des sujets, avec le temps; par contre, elles n’ont observé aucun changement dans la bonne humeur de ceux-ci, dans aucun des deux groupes
  • Les membres du groupe CCA ont aussi présenté une réduction du niveau de détresse et d’anxiété immédiatement après les séances ( par rapport à leur état immédiatement avant la séance), alors que chez les membres du groupe EE on a noté une augmentation du niveau d’anxiété pendant la même période.

 

CONCLUSION

Côté et Pepler ont conclu que les interventions infirmières axées sur les compétences cognitives d’adaptation avaient contribué à réguler les réactions émotionnelles des personnes séropositives au VIH et que cette démarche pouvait être utilisée par des praticien (ne)s chevronné (e)s offrant des soins.

 

SOURCE

  •  Cet article est  un extrait du livre: Méthodes de recherche en sciences infirmières, approches quantitatives et qualitatives (2007), Loiselle Carmen G., Profetto-McGrath Joanne, Polit Denise F.,Beck Cheryl Tatano

 

A LIRE

  • A randomized trial of a cognitive coping intervention for acutely ill HIV- positive men. Nursing Research,51, 237-244, Côté,J.K. & Pepler,C.(2002)
  • Cognitive coping intervention for acutely ill HIV-positive men. Journal of Clinical Nursing,14, 321-326, Côté J.K. & Pepler,C. (2005)
  • Le cycle dyspnée-anxiété